Prévenir l’insomnie

Prévenir l’insomnie

L’insomnie est le trouble du sommeil le plus répandu. Dans un bon nombre de cas, elle est passagère et est liée à un état de stress, de tension ou d’angoisse momentané, qui impacte sur le système nerveux et empêche l’organisme de se détendre, ce qui empêche ainsi de s’endormir ou de trouver un sommeil pleinement réparateur. Dans les cas où les insomnies surviennent au moins 3 fois dans la semaine sur une longue période, on parle alors d’insomnie chronique, dont les causes peuvent alors être multiples.

Un peu plus de 10 % des français souffriraient d’insomnies chroniques. Ces derniers développent alors des dettes de sommeil, qui peuvent finir par avoir de graves répercussions au quotidien. Pourtant, dans de nombreux cas, des actions simples peuvent être mises en place pour prévenir ce trouble du sommeil, celles-ci s’appliquant pendant la journée comme juste avant de se mettre au lit.

Voici nos conseils pour favoriser le sommeil et éviter les insomnies.

Comment reconnaître une insomnie ?

L’insomnie se caractérise par une diminution de la durée habituelle de sommeil et/ou une baisse de la qualité du sommeil, qui influent sur la qualité de veille du lendemain. Elle se déclare sous forme de difficultés d’endormissement, d’éveils nocturnes ou encore de réveils trop précoces le matin. Le sommeil, léger et non réparateur, entraîne alors un lendemain difficile (fatigue, somnolence, irritabilité, troubles de l’humeur…).

Quelles sont les causes de l’insomnie ?

L’insomnie dite « secondaire » est toujours liée à une cause sous-jacente. Dans la majorité des cas, elle est provoquée par des troubles psychologiques ou psychiatriques (anxiété, dépression, stress…).

Mais d’autres facteurs peuvent empêcher de bien dormir :

  • des causes environnementales (changement de mode de vie, décalage horaire, excès de travail…),
  • des pathologies (hyperthyroïdie, arthrose, diabète, dépression, troubles neurologiques, syndrome des jambes sans repos, etc.),
  • des douleurs chroniques.

L’insomnie dite « primaire » est définie par l’absence de troubles spécifiques associés. Elle est généralement observée chez les patients souffrant d’insomnie chronique. Celle-ci nécessitera le plus souvent une étude en profondeur des causes du trouble, dans le but de trouver une solution durable pour mieux dormir.

Insomnie : quelles conséquences ?

Le manque de sommeil peut influer considérablement sur la vie d’une personne insomniaque. Il peut entraîner :

  • une fatigue intense, une somnolence diurne,
  • des troubles de l’humeur, comme de l’irritabilité ou de la nervosité,
  • des pertes de mémoire et des difficultés de concentration,
  • une accentuation des problèmes de santé (migraines, douleurs, problèmes digestifs…),
  • des difficultés scolaires ou professionnelles,
  • de l’absentéisme ou du présentéisme (être présent de corps mais pas d’esprit),
  • des accidents du travail ou des accidents de la route.
  • l’apparition, sur moyen ou long terme, de pathologies plus graves comme de l’hypertension, des maladies cardio-vasculaires, …

Comment prévenir l’insomnie ?

Des gestes simples permettent de lutter contre les insomnies. Ils peuvent être mis en place au moment d’aller se coucher comme au cours de la journée, en passant par une optimisation de l’environnement de sommeil.

Des actions diurnes pour prévenir l’insomnie

Une nuit de sommeil efficace et réparatrice passe en premier lieu par un mode de vie sain pendant la journée, en évitant certains excès et en favorisant certaines pratiques qui aideront l’organisme à régler son horloge interne :

  • Se lever à des heures régulières et matinales, les réveils tardifs retardant l’heure du coucher et de l’endormissement le soir suivant. De même, dormir plusieurs heures de plus le week-end qu’en semaine altère la qualité du sommeil, car l’organisme a en conséquence du mal à trouver le bon rythme.
  • S’exposer un maximum à la lumière du jour, car cela bloque la production de mélatonine, qui est l’hormone du sommeil synthétisée naturellement par le corps. Plus l’obscurité tombe, plus la mélatonine est produite en masse, ce qui indique à l’organisme qu’il va être l’heure de dormir. Elle joue un rôle essentiel dans le mécanisme du sommeil et dans le réglage de l’horloge interne.
  • Faire une activité physique pendant la journée, soit par la pratique d’une activité sportive à proprement parler, dans l’idéal au moins 3 fois par semaine, soit en favorisant les déplacements à pied ou à vélo. La sédentarité est un des pires ennemis du sommeil, l’absence d’effort physique minimisant la fatigue, et donc les besoins de sommeil. Cependant, les activités physiques intenses doivent être arrêtées au grand maximum 3 heures avant de se coucher, car la pratique sportive entraîne la sécrétion d’adrénaline, qui est stimulante pendant plusieurs heures.
  • Éviter de faire des siestes trop longues pendant la journée, le temps optimal conseillé étant de 15 à 20 minutes pour ne pas rentrer dans une phase de sommeil trop profond.
  • Arrêter la consommations d’excitants au plus tard à 17h, la caféine, le tabac, l’alcool et les drogues dégradant considérablement la qualité du sommeil, et pouvant même créer des difficultés d’endormissement supplémentaires.
  • Limiter les matières grasses dans l’alimentation, celles-ci étant plus difficiles à assimiler pendant la digestion, encore plus particulièrement le soir car l’organisme aura plus de mal à faire baisser sa température, ce qui lui est indispensable pour trouver le sommeil.

 

Favoriser l’arrivée du sommeil le soir

Le rythme adopté pendant les quelques heures précédant le coucher a un impact énorme sur la qualité du sommeil, et notamment sur la capacité d’endormissement. C’est la raison pour laquelle, le soir, il est important :

  • D’être à l’écoute de son corps, en allant se coucher dès que l’organisme montre des signes de fatigue ou d’endormissement (yeux qui commencent à piquer, bâillements qui se multiplient, …)
  • De se trouver une activité calme et relaxante pour se détendre au maximum. C’est un moment idéal pour la méditation, car cette pratique aide à faire le vide dans son esprit, tout comme la lecture.
  • De ne pas prendre de douche ou de bain chaud juste avant d’aller au lit, cela faisant remonter la température de l’organisme et entraînant en conséquence un allongement du temps d’endormissement.
  • D’éviter les écrans au moins une heure avant le coucher, tout d’abord car ils stimulent le système nerveux, mais surtout car ils limitent la production de mélatonine en raison de la lumière qu’ils émettent, et cette hormone est absolument nécessaire au sommeil. De même, regarder des programmes violents ou angoissants a tendance à créer des difficultés d’endormissement.
  • De ne pas lire ses mails professionnels ou de faire toute activité en rapport avec le travail, car cela crée du stress en prévision de la journée à venir. Il faut également éviter toute source de conflit ou de règlement de compte. Faire le plein de pensées positives ou se raccrocher à des souvenirs agréables sont d’excellents moyens de se détendre et de s’endormir plus facilement.

 

Avoir un environnement propice au sommeil

L’aménagement de la chambre à coucher est la pierre angulaire d’un sommeil de qualité. Réunir les bonnes conditions constituera un avantage certain pour réussir à bien dormir. Cela passe par :

  • Une literie adaptée à sa morphologie, avec un matelas qui épouse les contours du corps sans que celui-ci ne s’enfonce, un oreiller qui assure un bon maintien de la nuque, et une couette adaptée à la saison. Le lit doit être réservé exclusivement au sommeil, pour créer une habitude qui aidera à l’endormissement.
  • Une absence de bruit et de lumière, qui sont tout deux des facteurs très perturbants. Des bouchons d’oreille ont notamment fait leur preuve pour contrer les nuisances sonores, et l’installation de rideaux ocultants est plus que recommandée. Il existe sinon des masques de relaxation qui permettent de se couper complètement de la lumière.
  • Une température ambiante qui n’excède pas les 18°C, les excès de chaleur stimulant l’organisme et pouvant créer un vrai inconfort, en particulier à cause de la transpiration.
  • Une limitation du phénomène d’électrosmog. Ce terme désigne la circulation des ondes crées par les appareils électroniques dans nos habitations. Celles-ci seraient particulièrement nocives pour la qualité du sommeil, il est donc conseillé de limiter le nombre de ces appareils au maximum, voire de les mettre hors tension pendant la nuit grâce à des prises à interrupteurs.
  • L’aération quotidienne de la pièce, en grand et pendant au minimum 10 minutes, afin de renouveler l’air et ainsi d’en augmenter la qualité. Pour cette même raison, il est préférable de ne pas avoir de plante ou de végétal dans la chambre à coucher, car ces derniers absorbent l’oxygène quand ils sont dans l’obscurité, et relâchent en parallèle du dioxyde de carbone, ce qui appauvrit la qualité de l’air.
  • Le refus des animaux dans la pièce pendant la nuit, car leurs mouvements et leur activité nocturne créent de l’agitation ou du bruit, et perturbent ainsi le rythme de sommeil en allant parfois jusqu’à des réveils en plein milieu de la nuit.

Lorsque les mesures de prévention ne suffisent plus, une consultation médicale est nécessaire. Phytothérapie, compléments alimentaires, médicaments : de nombreuses solutions existent pour traiter l’insomnie. Des centres du sommeil se sont d’ailleurs créés ces dernières années un peu partout dans l’hexagone, afin de pouvoir développer les connaissances sur les troubles du sommeil, mais surtout dans le but de pouvoir apporter à chaque patient une solution pour retrouver un sommeil de qualité.

Aphtes

Aphtes

Les aphtes sont des ulcérations jaunâtres aux bords bien nets entourées d’un liseré rouge. Ils siègent principalement au niveau de la cavité buccale, sur le bord des lèvres ou à l’intérieur des joues. Douloureux, l’aphte est toutefois bénin et guérit spontanément en 1 semaine.

L’aphte simple ne doit pas être confondu avec d’autres pathologies, plus rares mais plus graves, telles que la maladie de Behçet, la primo-infection herpétique, etc.

Quels sont les facteurs de risque ?

L’apparition d’aphtes est favorisée par :

  • l’ingestion d’aliments riches en histamine (citron, raisin, chocolat, amandes…),
  • certains médicaments (substituts nicotiniques, AINS, antipaludéens),
  • un stress psychique, une fatigue physique,
  • des changements hormonaux,
  • une carence en vitamines ou minéraux.

 

Quels traitements contre les aphtes ?

Les aphtes cicatrisent d’eux-mêmes sans traitement en 7 jours. Toutefois, il existe des solutions pour calmer la douleur et accélérer la cicatrisation.

Première solution : utiliser un bain de bouche antiseptique à raison de 2 à 3 bains / jour. Il est également possible de réaliser son propre bain de bouche, soit en laissant fondre 1 gramme d’aspirine dans un demi-verre d’eau, soit en diluant 1 cuillère à café d’acide borique dans un verre d’eau. A réaliser après chaque repas. Ne pas avaler.

Seconde possibilité : opter pour un traitement sous forme de comprimés dès 6 ans.

Chez l’adulte, les spécialités peuvent contenir :

  • un cicatrisant (vitamine B6 ou extrait de rhubarbe),
  • un antibactérien (chlorhexidine, héxétidine),
  • un antalgique local (salicylate de choline, lidocaïne, tétracaïne).

Attention : le traitement ne doit pas durer plus de 5 jours au risque de déséquilibrer la flore buccale.

Quelques conseils pour prévenir les aphtes

 

Quelques règles d’hygiène de vie permettent de réduire le risque de récidives :

  • choisir une brosse à dents souple, se brosser après les 3 repas principaux,
  • choisir un dentifrice gencives sensibles (EmoformHoméodentParodontaxParogencyl, Sanogyl)
  • éviter de manger des aliments riches en histamine (fraises, raisins, citrons, agrumes, chocolat, amandes etc.),
  • lutter contre le stress et la fatigue, en pratiquant une activité physique régulière,
  • avoir recours à un complément alimentaire pour renforcer les défenses immunitaires (Bion 3 adulte activateur de santéAlvityl défenses)

En cas d’aphte, pensez également à utiliser une substance filmogène (BloxaphteHyalugelUrgo aphtes) pour protéger l’ulcération au cours du repas et ainsi limiter les douleurs.

Aphtes : quand faut-il consulter ?

Consultez votre médecin :

  • si les aphtes récidivent plus de 4 fois par an,
  • s’ils apparaissent en nombre importants,
  • s’ils apparaissent à différents endroits,
  • si leur taille dépasse 1 centimètre,
  • s’ils mettent plus de 2 semaines à cicatriser,
  • s’ils saignent,
  • si la douleur est trop forte,
  • si d’autres symptômes s’ajoutent à leur apparition.
Hygiène bucco-dentaire

Hygiène bucco-dentaire

L’hygiène bucco-dentaire est indispensable pour protéger vos dents des infections et des douleurs dentaires (sensibilité dentaire, caries, gingivites…). Elle permet également de prévenir la mauvaise haleine au quotidien. Pour conserver un joli sourire et une haleine fraîche, suivez nos conseils.

Le brossage des dents : une mesure indispensable

Composée de bactéries, la plaque dentaire est à l’origine de caries et de problèmes de gencives. Pour l’éliminer, procédez à un brossage soigneux de vos dents, après chaque repas (3 fois par jour) et pendant 3 minutes. Pensez également à nettoyer votre langue pour rafraîchir votre haleine. En revanche, ne frottez pas vos dents dans la demi-heure qui suit l’ingestion d’aliments ou de boissons acides, cela risquerait d’abîmer l’émail.

Pour un brossage optimal, choisissez une brosse à dents dotée d’une petite tête pour atteindre les endroits difficiles. Optez pour des poils synthétiques souples qui ne blessent pas les gencives et n’abîment pas l’émail .

Vous pouvez également choisir une brosse à dents électrique qui élimine plus de plaque dentaire qu’un brossage manuel (Oral-B Professional brosse à dents électriqueColgate 360 brosse à dents électrique). Parfois dotée d’un minuteur, elle aide aussi à respecter le temps de brossage. Changez votre brosse à dents tous les 3 mois pour éviter la prolifération des bactéries.

Pour une bonne hygiène bucco-dentaire, choisissez un dentifrice à base de fluor, oligo-élément qui participe à la prévention des caries. Adaptez ensuite le dentifrice à vos besoins :

  • En cas de sensibilité dentaire, un dentifrice « dents sensibles » (Emoform dentifrice dents sensiblesFluocaril dentifrice dents sensibles…),
  • Pour prévenir les caries, un dentifrice « protection caries » (Elmex dentifrice protection caries…),
  • Pour prévenir l’érosion de l’émail, un dentifrice « protection érosion » (Elmex dentifrice protection érosion),
  • En cas de gencives sensibles, un dentifrice « protection gencives » (Homéodent dentifrice gencives sensibles …),
  • Pour des dents plus blanches, un dentifrice « blancheur »,
  • En cas d’halitose (mauvaise haleine), un dentifrice « haleine fraîche » (Meridol haleine sûre dentifrice).

Compléter l’action du brossage

Le brossage doit être complété par l’utilisation d’un fil dentaire  ou de brossettes interdentaires.

Le fil dentaire élimine la plaque dentaire et les résidus alimentaires lorsque les dents sont très proches. Utilisez-le le soir après le brossage et allez-y en douceur pour ne pas blesser vos gencives. Le fil dentaire peut être ciré ou non ciré : le fil non ciré est plus efficace mais il glisse moins bien entre les dents.

Les brossettes interdentaires sont utilisées lorsque les dents sont écartées. Choisissez le diamètre et l’embout (conique ou cylindrique) en fonction de l’espacement entre vos dents.

A partir de 6 ans, l’utilisation d’un bain de bouche peut être conseillée par le dentiste pour parfaire le brossage. Utilisé pur ou dilué dans l’eau, il doit être gardé en bouche pendant 2 minutes sans avaler. Il ne vous reste plus qu’à opter pour la solution qui vous convient :

  • un bain de bouche antiseptique pour réduire le nombre de bactéries dans la cavité buccale et ainsi éviter les infections. Attention ! Ces bains de bouche ne doivent pas être utilisés sur une durée prolongée afin de ne pas déséquilibrer la flore buccale.
  • un bain de bouche anti-inflammatoire en cas de saignements des gencives ou d’irritations dues au port d’une prothèse dentaire ou d’un appareil orthodontique (Méridol bain de bouche protection gencives…)
  • un bain de bouche fluoré pour renforcer la protection contre les caries grâce à l’action reminéralisante du fluor (Elmex protection caries bain de boucheElmex Junior solution dentaireFluocaril Bi fluoré bain de bouche…)
  • un bain de bouche contre la mauvaise haleine pour limiter le développement des bactéries sur la langue, au niveau des gencives et rafraîchir l’haleine (Weleda bain de bouche à la myrrheeau de bouche Botot…).

Une alimentation régulière pour des dents saines

L’alimentation joue également un rôle dans l’hygiène bucco-dentaire. Pour préserver vos dents, il est conseillé :

  • d’adopter une alimentation variée et équilibrée,
  • de manger à horaires réguliers,
  • d’éviter de grignoter entre les repas,
  • de limiter la consommation d’aliments et de boissons acides,
  • d’éviter les chewing-gums.

Consulter son dentiste : une mesure de prévention

Adopter une bonne hygiène bucco-dentaire, c’est aussi consulter son dentiste régulièrement (tous les 6 mois / tous les ans) afin de détecter et traiter au plus tôt les maux de dents. Si besoin, le dentiste peut également éliminer le tartre c’est-à-dire la plaque dentaire qui ne peut plus être retirée à l’aide d’une brosse à dents.

Une bonne hygiène bucco-dentaire nécessite d’allier un brossage des dents assidu, une alimentation régulière et des consultations fréquentes chez le dentiste. Pour être efficaces, ces mesures doivent être suivies dès le plus jeune âge

Soigner une carie

Soigner une carie

La carie est le mal dentaire le plus courant et se manifeste majoritairement chez les enfants et les jeunes adultes. Le risque de caries augmente notamment avec la consommation de sucres. En effet, ce sont ces sucres, transformés en acides par les bactéries de la plaque dentaire qui attaquent les dents.

La carie provoque une destruction progressive des tissus de la dent. Les dents sont recouvertes d’une substance dure et blanche (l’émail) qui les protège contre les bactéries. A force d’attaques acides, ce bouclier se perce et la carie apparaît. Lorsque cette dernière n’est pas traitée à temps, c’est la pulpe, un tissu constitué de cellules et de fibres située à l’intérieur de la dent qui est atteinte.

Selon le stade d’évolution de la carie, les symptômes et les conséquences sont alors différents. Apprenez en plus sur les manifestations de la carie et les différents traitements y qui sont associés. Découvrez également comment prévenir leur apparition grâce à quelques conseils simples et efficaces !

Les symptômes de la carie

La carie dentaire doit être diagnostiquée le plus tôt possible pour éviter que l’infection ne progresse et ne se transforme en rage de dents voire en abcès. Les symptômes diffèrent donc selon l’avancée de la carie et c’est une maladie qui ne doit pas être prise à la légère.

Une carie débutante (émail touché) n’entraîne pas de douleur mais seulement une coloration localisée sur la dent. Il est souvent difficile de se rendre compte de l’apparition de la carie à ce moment là car l’émail ne contient pas de nerfs pouvant alerter le patient. Seule une visite régulière (tous les 6 mois) chez le dentiste pourra être bénéfique afin de repérer les caries superficielles.

Lorsque la dentine est atteinte (carie profonde), la dent réagit douloureusement au froid, au chaud, à l’acide et au sucré mais n’est pas encore en danger.

Si la carie profonde n’est pas soignée, l’infection peut se propager à la pulpe (cœur) de la dent menant ainsi à une rage de dent. A ce stade, la douleur est beaucoup plus prononcée et irradie toute la zone touchée. Une consultation en urgence chez un chirurgien-dentiste est indispensable.

Le dernier stade d’évolution se déclare lorsqu’un abcès se forme. Il se manifeste par de la fièvre, des douleurs et un visage enflé. Tous ces symptômes sont dus à l’infection et à l’inflammation de la dent et de la gencive.

Prévenir une carie

Pour limiter le risque de caries, il est important d’avoir une bonne hygiène bucco-dentaire, et ce, dès le plus jeune âge. Si l’on ne veut pas que la plaque dentaire bactérienne se développe, un brossage des dents doit être réalisé après chaque repas (3 fois par jour) pendant 3 minutes de préférence avec une brosse à dents manuelle ou électrique à poils souples.

Pour un nettoyage efficace, les dents doivent être brossées de haut en bas. Il existe des méthodes simples et ludiques pour apprendre à vos enfants à se brosser les dents correctement. La méthode B.R.O.S est réservée aux enfants de plus de 6 ans. Elle consiste à leur apprendre à se servir de leur brosse à dents et signifie « Brossez, Rouleau, Oblique, Suivre un trajet ». Il faut brosser de la gencive vers la dent (toujours du rouge vers le blanc) en commençant en haut à droite côté joue et effectuer un mouvement de rouleau sur chaque dent. La brosse à dents doit être inclinée à 45° (oblique) par rapport à la gencive. Les mêmes gestes doivent être répétés sur les surfaces de mastication et sur la surface interne (côté palais). Les 3 faces des dents constituent donc le trajet.

Jusqu’à 6 ans, la méthode 1, 2, 3, 4 sera idéale pour apprendre aux plus petits à avoir une bonne hygiène bucco-dentaire. Cette méthode consiste à faire des petits mouvements de va-et-vient sur la surface supérieure des dents en suivant un parcours. On commence généralement par le côté gauche du bas pour faire ensuite le côté droit du bas. Ensuite, on retourne la brosse à dents et on lave la partie supérieure gauche puis droite.
L’utilisation d’un dentifrice enrichi en fluor est recommandé car il protège l’émail des dents. Le brossage peut être complété par l’utilisation de fils dentaires ou de brossettes interdentaires pour éliminer les bactéries et les résidus alimentaires entre les dents.

Avoir une alimentation équilibrée (et peu sucrée !) et éviter les grignotages entre les repas favorisent également la prévention des caries. Plusieurs heures sont nécessaires pour que l’acidité provoquée par un repas ne disparaisse et lorsque vous grignotez, cette acidité ne disparaît jamais totalement. Les dents sont alors attaquées en permanence et le risque qu’une carie se forme est très élevé.

Un contrôle régulier (tous les 6 mois ou une fois par an) chez un dentiste est indispensable pour vérifier l’absence de caries. Comme nous l’avons évoqué plus haut, même si vous ne souffrez pas, il est toujours possible que vous ayez une carie débutante. Le chirurgien-dentiste passera en revue chaque dent à l’aide d’une sonde dentaire et si celle-ci accroche à la dent alors une carie sera présente. Pour les caries latérales, une radiographie est parfois nécessaire pour faciliter le diagnostic du praticien.

Traiter une carie

La prise d’analgésiques (Doliprane) permet de soulager la douleur causée par une carie et les bains de bouche sont essentiels pour éviter les abcès. Toutefois, dans un cas comme dans l’autre, une consultation médicale est primordiale pour traiter la carie au plus vite.
Le traitement d’une carie ne peut être réalisé que par un chirurgien-dentiste.

Dans le cas de caries débutantes, le spécialiste va décider si ces dernières doivent être simplement surveillées ou soignées. Lorsque la carie est très superficielle, il arrive qu’une bonne hygiène associée à de bonnes habitudes alimentaires soient des actions suffisantes pour stopper la progression et reminéraliser l’émail. Dans le cas contraire, le dentiste éliminera les tissus dentaires infectés et rebouchera soit avec de l’amalgame dentaire (plus communément appelé « plombage ») soit avec une pâte céramique blanche.

Pour les caries ayant atteint un stade avancé, le chirurgien-dentiste se verra dans l’obligation d’inciser la dent pour retirer la pulpe infectée, remplir et sceller les canaux puis obturer la dent de manière provisoire ou permanente. Le colmatage de la dent peut se faire avec un plombage et lorsque cela n’est pas suffisant, une couronne est posée afin d’envelopper la dent malade.

Si l’infection venait à produire un abcès, il est fort possible que votre dentiste vous prescrive des antibiotiques avant de réaliser des soins, voire d’extraire votre dent si celle-ci n’est plus assez saine pour être reconstruite.

La carie est une maladie de la dent qui n’est pas une fatalité ! Elle peut être évitée par l’adoption de quelques règles d’hygiène bucco-dentaire et détectée rapidement par un contrôle régulier chez un dentiste. Lorsque la carie débute, elle doit être traitée rapidement. Cela vous évitera l’infection ou la détérioration irrémédiable de la dent.

Asthme

Asthme

L’asthme est une maladie chronique courante pouvant altérer la qualité de vie des patients. Pour limiter l’impact de la maladie et prévenir l’apparition d’une crise d’asthme, des précautions doivent être prises.

Éviter les facteurs déclenchants

L’asthme est une inflammation chronique caractérisée par une hyper-réactivité des bronches à certains allergènes ou stimulis. La prévention de l’asthme consiste essentiellement à éviter d’entrer en contact avec les nombreux facteurs responsables de l’apparition des symptômes.

Parmi ces facteurs, on compte :

  • les allergènes (acariens, poils d’animaux domestiques, moisissures, pollens, allergènes alimentaires, etc.),
  • les polluants (pollution automobile, polluants domestiques ou industriels, produits irritants),
  • les infections respiratoires telles que la sinusite, le rhume, la bronchite, la grippe,
  • les facteurs irritants (fumée de cigarette, médicaments, reflux gastro-oesophagien),
  • les facteurs psychologiques (stress, émotions fortes) et hormonaux (règles),
  • les changements climatiques (air froid, brouillard, vent).

Utiliser régulièrement un débitmètre de pointe

Le débitmètre de pointe (Peak Flow) est utilisé pour mesurer le débit expiratoire de pointe (DEP), c’est-à-dire la capacité respiratoire du patient. Il permet à l’asthmatique de prévenir une crise d’asthme et de vérifier l’efficacité de son traitement.

Pour mesurer votre débit expiratoire de pointe, suivez les instructions suivantes :

  1. Placez-vous en position assise ou debout, le buste droit,
  2. Ramenez le curseur du débitmètre de pointe à zéro,
  3. Tenez le débitmètre sans gêner la course du curseur ni les sorties d’air avec vos doigts,
  4. Inspirez profondément bouche ouverte pour emmagasiner le maximum d’air dans vos poumons, en gardant l’appareil à distance de votre bouche,
  5. Mettez l’embout dans votre bouche et serrez vos lèvres pour éviter toute fuite,
  6. Soufflez aussi fort et aussi vite que possible (attention à ne pas souffler comme dans une sarbacane : les joues gonflées, la langue dans l’embout buccal),
  7. Répétez l’opération 2 fois pour obtenir 3 mesures,
  8. Notez le meilleur chiffre sur la courbe.

La valeur du DEP varie en fonction du sexe, de l’âge et de la taille du patient. Pour les hommes, il se situe idéalement entre 500 à 650 l/mn ; pour les femmes, entre 400 et 550 l/mn.

Le débitmètre permet également de suivre l’évolution de la maladie et de prévenir les complications grâce à la formule suivante :

Évolution = 100 x DEP mesure / DEP référence

Si l’évolution se situe entre 80 et 100% de la valeur de référence, l’asthme est contrôlé.
Lorsque l’évolution est située entre 50 et 80%, un avis médical est nécessaire pour adapter le traitement.
Au dessous de 50%, le patient asthmatique doit immédiatement contacter les urgences.

Reconnaître les symptômes d’alerte pour mieux anticiper

Comme pour toutes les maladies chroniques, le médecin doit apprendre au patient à connaître sa maladie et à en reconnaître les signes cliniques : c’est l’éducation thérapeutique. Reconnaître les signes annonciateurs de la crise d’asthme permet au patient de soulager rapidement les symptômes et de prévenir d’éventuelles complications. Dès les premiers signes, il doit utiliser son traitement de crise (bronchodilatateur), qu’il doit toujours avoir à portée de main. Pour en savoir plus sur le traitement de l’asthme, n’hésitez pas à consulter notre fiche conseils.

Contactez les urgences en cas :

  • d’essoufflement sévère,
  • de difficultés importantes à parler, à tousser,
  • d’accélération du rythme respiratoire,
  • d’augmentation de la gêne respiratoire en position allongée,
  • d’agitation plus importante voire dedélire,
  • d’apparition de sueurs, d’une coloration violette de la peau,
  • de diminution de moitié de la valeur habituelle du DEP.

Éviter les facteurs favorisant l’apparition d’une crise, suivre l’évolution de la maladie grâce au débitmètre de pointe, reconnaître les signes d’alerte et avoir son traitement de crise à portée de main sont des précautions essentielles pour prévenir la survenue d’une crise d’asthme. Associées à une bonne observance du traitement, elles permettent au patient de mener une vie normale.

Sexualité

Sexualité

Première rencontre, premier baiser … vous vous sentez maintenant prêts pour avoir un rapport sexuel ? Mais avez-vous vraiment pensé à tout ? Pour un plaisir sans risques, suivez nos conseils.

 

Des préservatifs contre les Infections Sexuellement Transmissibles (IST)

Pour se protéger des Infections Sexuellement Transmissibles, une seule solution : le préservatif ! Le préservatif masculin s’enfile sur le pénis en érection avant la pénétration. Le préservatif féminin peut être placé plusieurs heures avant le rapport au fond du vagin. Masculin ou féminin, le préservatif existe dans différentes tailles et pour toutes vos envies (aromatisés, sans latex…).

Pour plus de confort au cours du rapport sexuel, l’utilisation de lubrifiants ou de gels à base d’eau est conseillée. Ils évitent les irritations, facilitent la glisse et réduisent le risque de rupture du préservatif.

 

Une contraception pour éviter la grossesse

Pour éviter une grossesse, il est essentiel d’adopter une méthode contraceptive régulière. Contraception hormonale ou contraception barrière, de multiples solutions s’offrent à vous mesdames. Pour choisir la méthode de contraception qui vous correspond, parlez-en avec votre gynécologue.

En cas de pépin (rapport sans protection, préservatif qui craque ou glisse, oubli de la pilule etc.), la contraception d’urgence (ou pilule du lendemain) permet de prévenir la grossesse à condition d’être prise de préférence dans les 12 heures qui suivent le rapport à risque.

 

Se faire dépister

Le dépistage du SIDA permet de connaître son statut sérologique rapidement pour mieux se protéger et protéger les autres. Le test est conseillé en cas de rapport à risque, de partenaires multiples, de volonté d’arrêter l’utilisation du préservatif ou encore de désir de grossesse. Il est effectué de manière confidentielle, anonyme et gratuite. Pour connaître les centres de dépistage, 2 solutions : appeler Sida info service (n° vert : 0800 840 800) ou consulter son médecin traitant.