Tirer son lait

Tirer son lait

Engorgement, faible sécrétion lactée, enfant qui boit peu, préparation au sevrage…, plusieurs situations peuvent amener une femme à tirer son lait au cours de l’allaitement. Le plus souvent, une maman tire son lait lorsqu’elle va être séparée de son enfant quelques temps. Ainsi, en conservant son lait, elle passe le relais à une autre personne (papa, nourrice) pour nourrir le bébé.

Le moment et l’environnement

Une femme peut tirer son lait à tout moment de la journée. Mais pour recueillir le maximum de lait, l’idéal est de le faire le matin lorsque ses seins contiennent la plus grande réserve de lait. Choisir un horaire régulier permet de rythmer son corps et offre une meilleure lactation.

Pour exprimer son lait avec moins de difficultés et de douleurs, une mère doit s’installer dans un endroit calme sans risque d’être dérangée et prévoir suffisamment de temps pour être détendue.

Une fois ces conditions réunies, certaines précautions d’hygiène doivent être prises pour ne pas altérer la qualité du lait. La maman doit donc se laver les mains et nettoyer les récipients de conservation et le tire-lait avant de commencer.

La méthode

Une femme allaitante peut ensuite choisir de tirer son lait avec un tire-lait manuel, un tire-lait électrique ou à la main.

Tirer son lait à la main demande un peu d’entraînement. Pour réussir, il faut presser et masser les glandes qui entourent l’aréole du seinavec un mouvement circulaire. Néanmoins, lorsque la technique est adoptée, cette méthode est économique et pratique.

Le tire-lait manuel est une manière d’exprimer son lait plus facilement. Muni d’un piston pour pomper le lait, il permet de créer soi-même la source d’aspiration. Pratique à transporter, il est silencieux et ne nécessite pas de source d’électricité. Cependant, la méthode manuelle peut être fatigante. Elle est donc conseillée pour une utilisation occasionnelle.

Pour un usage fréquent, mieux vaut choisir un tire-lait électrique. Son utilisation permet de bénéficier d’une action plus physiologique, proche du mécanisme de tétée de bébé. Plus rapideque le tire-lait manuel, il dispose d’un réglage de la force d’aspiration.

Certains tire-laits électriques possèdent également la faculté de tirer le lait des deux seins simultanément (double pompage). Cette méthode nécessite néanmoins des piles ou une source d’électricité. Très coûteux, les tire-lait électriques sont disponibles en location dans les pharmacies.

Quelque soit la méthode, la quantité de lait tirée doit être la même que celle qui est prise par bébé à chaque tétée. Si une mère doit s’absenter plusieurs jours, il lui faudra tirer autant de lait que l’enfant en a besoin sur toute la durée de la séparation.

La conservation

Le lait doit être stocké dans des pots et des sachets spécialement conçus pour la conservation de lait maternel. Pour une meilleure conservation et un calcul plus rapide de la quantité, la mère doit privilégier de multiples récipients plutôt qu’un seul. Sous l’effet de la congélation, le volume de lait augmente. Les biberons ne doivent donc être remplis qu’aux ¾.

Congeler du lait maternel demande une certaine organisation : sur chaque contenant, il faut noter la date, la quantité tirée et éventuellement le nom de l’enfant, s’il va à la crèche par exemple.

Suivant le temps de conservation voulu, le lait peut être conservé à température ambiante, au réfrigérateur ou au congélateur. Les tableaux suivants associent le temps de conservation en fonction de la température et du lieu de conservation.

A température ambiante
A 15 °C 24 heures
Entre 19 et 22 °C 10 heures
A 25 °C Entre 4 et 6 heures
Au réfrigérateur
Entre 0 et 4 °C 2 jours
Au congélateur
Dans la case congélation d’un réfrigérateur 2 semaines
Au congélateur 3 mois

Si vous apercevez un changement de volume, d’aspect ou d’odeur, jetez le lait immédiatement.

Les biberons de lait maternel permettent également à une maman de débuter le sevrage de bébé en douceur

Hypertension

Hypertension

Il s’agit de la complication la plus fréquente chez les femmes enceintes. La pression artérielle baisse en début de grossesse puis remonte à des valeurs identiques (voir Hypertention artérielle : quels risques ?), voire supérieures à celles observées avant la grossesse. Si la tension est supérieure à 160 /110 mmHg, des complications peuvent apparaître. Au-dessus de 170 / 110 mmHg, une hospitalisation d’urgence s’impose.

Une grossesse à surveiller

Comme l’hypertension classique, le plus souvent, la femme enceinte n’a aucun symptôme et c’est lors d’un examen de routine que l’hypertension est détectée (tests d’urine, prise de la tension). Néanmoins, quelques signes peuvent alerter : maux de tête, bourdonnements, somnolence, troubles visuels et bien sûr, tension artérielle élevée. En cas d’alerte, une courte hospitalisation peut être nécessaire, afin de réaliser un bilan approfondi.

Quelques termes à connaître

Il peut y avoir différents cas d’hypertension chez la femme enceinte :

  • une hypertension permanente connue avant la grossesse ou au tout début de celle-ci.
  • une hypertension provoquée par la grossesse, le plus souvent chez une femme attendant son premier enfant : c’est le cas de l’hypertension artérielle gravidique.

Dans ce dernier cas, l’hypertension peut évoluer et se compliquer en fin de grossesse. En effet, la femme enceinte peut souffrir de pré-éclampsie, aussi appelée toxémie gravidique : il s’agit de l’association d’une hypertension artérielle, de la présence d’albumine dans les urines, et d’oedèmes au niveau des membres inférieurs et du visage.
L’albumine est une protéine produite par le foie et est présente naturellement dans le sang. Dans le cas d’une toxémie, elle se retrouve alors dans les urines.

La toxémie survient pour la majorité des cas en fin de grossesse, et souvent lors d’un premier enfant. Elle est souvent présente avant que les symptômes ne se manifestent : au moment où le placenta se forme, les vaisseaux sont trop étroits, et la tension artérielle augmente pour pallier à ce défaut.

La pré-éclampsie, non soignée, peut mener à l’éclampsie, un cas grave, car elle peut mener jusqu’au coma : il s’agit en effet d’une crise convulsive caractérisée par une violente douleur abdominale, des troubles visuels,  des maux de tête et une perte de connaissance. Elle se raréfie néanmoins au fil des ans, la prise en charge des femmes enceintes atteintes d’hypertension étant de plus en plus efficace.

Hypertension : quels risques ?

Le placenta étant affecté, il y a un risque que les échanges entre la mère et l’enfant ne se fassent plus correctement. La croissance du bébé est alors menacée : l’enfant peut souffrir de souffrance foetale chronique (le fœtus ne reçoit plus les éléments nécessaires à son développement), il a aussi  plus de chances de souffrir d’un poids faible à la naissance, et l’accouchement peut être prématuré. On surveillera alors de près la croissance du bébé, afin de vérifier si l’échange des nutriments entre la mère et l’enfant se fait correctement.

Pour la maman, plusieurs complications peuvent survenir :

  • le fonctionnement des reins peut être affecté
  • il y a risque d’oedèmes au niveau des poumons
  • la qualité des vaisseaux sanguins est également altérée (les plaquettes sont trop utilisées)

L’éclampsie est la conséquence ultime à éviter, car elle menace la vie de la mère et du bébé.

Traitement de l’hypertension lors de la grossesse

La seule guérison sera l’accouchement. S’il peut être déclenché durant les dernières semaines si la situation s’aggrave, il ne le sera qu’en dernier lieu. En attendant, le traitement de l’hypertension pendant la grossesse pourra reposer sur :

  • une mise au repos complet
  • la prise d’antihypertenseurs
  • la surveillance régulière de la tension artérielle ainsi que du poids

Pour prévenir les complications, certaines règles peuvent aider à rétablir la tension artérielle :

  • Surveiller son alimentation, en réduisant notamment les apports en graisses et en sucres, et en consommant davantage d’aliments riches en protéines (lait, poisson, œufs, volaille…)  Sans oublier de boire de l’eau régulièrement et suffisamment.
  • Se reposer : favoriser les activités relaxantes et éviter les facteurs de stress, qui font généralement grimper la tension.
  • Contrôler régulièrement la tension, en suivant scrupuleusement le suivi médical imposé. Ce qui permettra de surveiller l’évolution de l’hypertension et de détecter l’apparition d’éventuels problèmes.
Allaitement maternel

Allaitement maternel

L’allaitement exclusif au sein est recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) jusqu’à l’âge de 6 mois. Il peut être poursuivi au-delà à condition d’être complété par une diversification alimentaire.

Les bénéfices de l’allaitement sont nombreux aussi bien pour la mère que pour le nourrisson. Notre fiche conseils vous expose ces bienfaits.

Une alimentation idéale pour l’enfant

L’allaitement procure une alimentation adaptée à l’enfant : la composition du lait maternel évolue au cours de la tétée et au fur et à mesure que l’enfant grandit. Le lait maternel participe ainsi à la maturation du cerveau de l’enfant et à son développement.

Grâce à sa richesse en anticorps, le lait maternel combat les microbes en offrant une immunité passive à l’enfant puis en stimulant son propre système immunitaire. Le lait réduit ainsi le risque de mortalité infantile causée par les maladies courantes de l’enfance (diarrhées, pneumonies…) et accélère la guérison en cas de maladie.
Les bébés allaités sont également mieux protégés contre les maladies chroniques (obésité, diabète, leucémie…), les infections (gastro-entérites, otites, rhumes…) et les allergies.

Une méthode pratique et saine pour la mère

L’allaitement est une méthode à la fois économique, écologique et pratique. Il nécessite seulement une période d’adaptation et d’apprentissage pour la mère et l’enfant. Contrairement aux biberons, le lait maternel ne nécessite ni préparation ni stérilisation. Il est disponible sans délai, à n’importe quelle heure et toujours à température idéale.L’allaitement est également bénéfique pour la santé de la mère. En effet, il la protège du cancer du sein lorsque la durée cumulée de l’allaitement dépasse un an. Il réduit également le risque d’ostéoporose et de diabète de type 2.

Allaiter permet aussi d’accélérer les contractions de l’utérus et ainsi de lui faire retrouver plus rapidement sa taille, sa forme et sa tonicité. Les femmes allaitantes maigrissent également plus vite dans les 6 mois qui suivent l’accouchement que les mères qui n’allaitent pas.

L’allaitement permet également la création de liens affectifs entre une mère et son enfant. Il installe la femme dans son rôle de mère, rassure et met en confiance le bébé. Le corps à corps de l’allaitement provoque une sécrétion d’endorphine qui procure une sensation de bien-être et de détente pour les deux personnes.

solutions anti-nausées

solutions anti-nausées

Près de 8 femmes sur 10 ont des nausées au premier trimestre de leur grossesse. Si la prise de médicaments est déconseillée, des solutions adaptées permettent de lutter contre ces désagréments.

Les compléments alimentaires

Certains compléments alimentaires peuvent être d’excellents alliés. Sources de vitamines et / ou de minéraux, ils viennent soulager les femmes enceintes en favorisant un fonctionnement normal de l’estomac parfois perturber durant les premiers mois de la grossesse.

La plupart de ces compléments sont à base de gingembre. Et pour cause : l’Organisation mondiale de la santé a reconnu le bien-fondé de l’emploi traditionnel du rhizome de gingembre pour prévenir les nausées et les vomissements associés à la grossesse. Parmi ces compléments, on retrouve Maternov Nausées, Pileje Phytostandard gingembre et NauziaPhyto, qui soulage les nausées liées à la grossesse mais aussi celles liées aux transports (idéal pour toute la famille à partir de 6 ans).

L’homéopathie

L’homéopathie peut aider à agir naturellement contre les nausées. Sa prise doit toutefois être contrôlée et adaptée à chaque cas. Si les nausées s’accompagnent de ballonnements, de problèmes circulatoires, de migraines ou encore de vomissements brûlants, les indications seront différentes. Un professionnel de santé sera capable d’adapter ces conseils à chaque situation.

Les tisanes ou infusions

Certaines plantes, en infusion ou en tisane, peuvent soulager les aigreurs d’estomac et améliorer la digestion. C’est le cas du gingembre mais aussi de la menthe poivrée. La tisane bien-être digestif de Gifrer est spécialement conçue pour soulager les troubles et désagréments digestifs matinaux (nausées, sensation d’écœurement, remontées acides…) chez les femmes enceintes.

L’acupuncture ou l’acupression

L’acupuncture, branche de la médecine chinoise traditionnelle consistant à piquer avec des aiguilles des points précis de la surface du corps pour soigner différentes maladies ou provoquer un effet analgésique, possède des bienfaits reconnus sur les nausées du premier trimestre. Moins populaire, l’acupression utilise les mêmes points de pression : seule différence, les aiguilles sont remplacées par la pression des doigts. Par automassage, les femmes enceintes peuvent alors se soulager grâce à des gestes simples. Certaines de ces techniques peuvent alors prévenir les nausées sans substances médicamenteuses et sans effet de somnolence. Le bracelet anti-nausées Sea-Band mama est un dispositif médical fonctionnant selon le principe de l’acupression.

Voyager

Voyager

Vous avez la bougeotte alors que vous êtes enceinte ? La grossesse n’est pas une contre-indication au voyage, à moins que votre médecin vous ait prescrit du repos ou que vous attendiez des jumeaux.

Le bon moment

D’ une manière générale, le deuxième trimestre est le moment le plus adapté aux déplacements. Le premier trimestre passé, le risque de fausse-couche diminue, les nausées se font plus rares et vous êtes encore en forme. Au troisième trimestre, vous serez plus faible : si vous souhaitez tout de même partir à ce moment, privilégiez une destination proche de chez vous et des activités propices à la détente.

La destination

 

  • À la mer : ces vacances sont idéales, car elles vous permettent de pratiquer la natation : une activité qui allège votre corps et vous aide à assouplir vos articulations.

 

  • À la montagne : profiter de vacances au grand air est aussi un très bon choix. Cette escapade vous permettra de vous ressourcer avant l’arrivée de bébé ! Attention néanmoins, il est important de limiter vos efforts et de ne pas pratiquer d’activités trop sportives (VTT, escalade, randonnée …) quel que soit le stade de votre grossesse. L’attitude peut également être dangereuse pour bébé : ne montez jamais à plus de 2000 mètres d’altitude pour préserver son oxygénation.

 

  • À l’étranger : il est tout à fait possible de sortir de son pays d’origine durant une grossesse pour visiter de nouveaux lieux et découvrir une nouvelle culture. Pour les aventurières, soyez toutefois vigilantes lorsque vous voyagez dans certains pays à risques : renseignez-vous sur les maladies contre lesquelles vous devez vous prémunir avant de partir, car certains vaccins sont contre-indiqués pendant la grossesse. Veillez également à emporter les ordonnances de votre médecin (si possible traduites dans la langue du pays que vous envisagez de visiter) et de votre dossier médical.

Le transport

Sur la route, pas de folies ! En voiture, privilégiez au maximum les trajets courts (moins de 3 heures). Sinon, préférez le train : un moyen de transport plus confortable, dans lequel vous pourrez vous déplacer (évitant ainsi les crampes et œdèmes provoqués par la position assise prolongée).

L’avion, quant à lui, est autorisé jusqu’au septième mois de grossesse révolu, sauf contre-indication de votre médecin. Pensez à vous déplacer régulièrement, à porter des bas de contention et à vous munir d’une crème anti-jambes lourdes pour éviter qu’elles ne vous fassent souffrir durant le trajet.

La valise

Lorsque l’heure du grand départ approche, portez une attention particulière au contenu de votre valise. Pensez à emporter des vêtements amples et confortables, et de quoi vous protéger du soleil si nécessaire (chapeau, casquette, …)

La trousse à pharmacie

La trousse à pharmacie idéale pour une femme enceinte comprend :

  • Une protection solaire élevée si vous partez dans une région ensoleillée. Sinon gare au masque de grossesse !
  • Une crème anti-vergetures comme celle de Bepanthen.
  • Les médicaments prescrits par votre médecin lors d’une consultation avant votre départ. Celui-ci sera en mesure de vous proposer des solutions adaptées pour faire face à la turista (la fameuse diarrhée du voyageur), aux douleurs courantes liées à la grossesse ou au mal des transports par exemple.
  • Des vitamines pour faire face aux éventuelles carences alimentaires.
  • Un répulsif anti-moustiques : le bracelet anti-moustiques MoustiCare, par exemple, contient un puissant répulsif naturel et convient aux femmes enceintes.
  • Les indispensables de la trousse à pharmacie comme des pansements ou du désinfectant
Vergetures

Vergetures

Les vergetures, petites échelles marbrées sur la peau des fesses, du ventre et des seins sont un véritable fléau esthétique qui touche surtout les femmes mais aussi les hommes. Elles apparaissent souvent suite à une prise/perte de poids ou encore pendant une grossesse. En effet, les vergetures touchent environ 70% des femmes enceintes mais également 15% d’adolescents de sexe masculin ! Elles sont inoffensives mais difficiles à faire disparaitre. Alors, comment apparaissent les vergetures et peut-on les prévenir ? La bonne nouvelle : il existe dorénavant des solutions adaptées pour les atténuer et des gestes préventifs efficaces pour les empêcher d’apparaître !

Vergetures : qu’est-ce que c’est ? 

Les vergetures ou petites stries de la peau portent le nom latin de striae distensae et ressemblent à de petites fissures comme des cicatrices molles formées sur la peau. Comment se forment-elles ? Tout simplement parce que la peau soumise à une extension dépassant ses limites d’élasticité « craque » et les fibres profondes de collagène se brisent. Ainsi, les vergetures sont des zones de peau au niveau desquelles le derme profond, situé entre l’épiderme et l’hypoderme s’est déchiré violemment. A leur apparition, elles ont la forme de stries ressemblant à des cicatrices en longueur, de couleur rouge à violacée et sont quelques fois inflammatoires. Elles s’éclaircissent avec le temps pour devenir blanches et nacrées, presque de la même couleur de la peau. Les vergetures se situent principalement sur le ventre, les seins, les bras, les fesses et les cuisses.

On distingue généralement 2 types de vergetures :

  • – Les vergetures révélatrices d’un problème de santé : Il existe une maladie appelée le syndrome de Cushing qui est à l’origine d’importantes vergetures. Ces vergetures sont typiquement larges, rouges, verticales et se situent sur l’abdomen, sur la racine des cuisses, des bras et sur les seins.
  • D’autres signes cliniques peuvent être associés comme une peau très fine, très fragile, facilement sujette aux bleus, ainsi qu’une fonte et/ou une faiblesse musculaire ou encore une prise de poids au niveau du ventre et du visage. Ces signes doivent alerter et entrainer une consultation médicale rapide. Le syndrome de Cushing est une  maladie due à un excès de corticoïdes dans l’organisme et cet excès provient d’une synthèse anormale d’hormones de type cortisol qui est l’hormone du stress normalement régulée par les glandes surrénales. Un disfonctionnement de ces glandes surrénales peut provoquer une augmentation très importante de cortisol et favoriser alors l’apparition de ces vergetures très marquées. L’autre raison de ce syndrome de Cushing est le plus souvent liée à un usage abusif et/ou long et prolongé de médicaments de types corticoïdes par voie orale.
  • – Les vergetures classiques : elles sont généralement liées à une prise de poids, une perte de poids ou à une grossesse. Elles sont en partie d’origine hormonale. Aussi, elles sont en générale plus fines et plus discrètes que celles révélant une maladie et elles ne s’accompagnent d’aucun problème de santé particulier et n’ont aucun impact sur la santé si ce n’est un fort désagrément esthétique.

 

Vergetures : quelles en sont les causes ? 

Les vergetures classiques ont en règle générale une origine hormonale et peuvent ainsi apparaitre au moment de la puberté ou de la grossesse qui sont des moments d’intenses changements hormonaux.

Pendant la grossesse et notamment au second trimestre, la quantité d’une hormone, le cortisol augmente et fait varier la souplesse et l’élasticité de la peau. D’autant que, plus le taux de cortisol est élevé, et moins la production de collagène est importante. Le collagène étant responsable avec les fibres élastiques de la souplesse de la peau cette dernière devient moins élastique et si elle est étirée par une prise de poids ou une grossesse alors des vergetures peuvent se former.

De la même manière, une perte de poids rapide provoque une distension de la peau qui, après avoir été étirée, garde des traces sous formes de vergetures lors de la perte de poids. Les sportifs sont en également souvent sujets aux vergetures, à cause du fort taux de cortisol présent dans leurs organismes. Ainsi, l’apparition des vergetures serait d’origine hormonale et plus précisément liée à une production trop importante de cortisol, associée à un étirement de la peau.

  • – L’application de crèmes contenant des corticoïdes ou une utilisation prolongée de corticoïdes oraux peut provoquer et favoriser l’apparition de vergetures.
  • – La prise de stéroïdes anabolisants chez les sportifs dans le but de faire augmenter la masse musculaire favorise également la survenue de vergetures.
  • – Une peau très fine sera aussi plus sujette à ces marbrures inesthétiques.

Il faut savoir que les vergetures sont très fréquentes puisque près de 80% des femmes ont ce type de cicatrices sur le corps et qu’au cours de la première grossesse entre 50 et 70% des femmes voient des vergetures apparaitre en fin de grossesse. C’est également 25% des filles (contre 15% de garçons) qui en sont atteintes à l’adolescence.

Il existe une prédisposition génétique à l’apparition des vergetures. Si votre mère possède des vergetures, attendez-vous peut-être à en avoir à votre tour !

Parmi les principaux facteurs de risque de vergetures :

  • – La grossesse,
  • – Accoucher de bébés bien portants,
  • – Etre en surpoids ou obèse,
  • – Perdre ou gagner très rapidement du poids,
  • – Traitement par les corticostéroïdes oraux ou locaux.

 

Vergetures : comment les faire disparaitre? 

Soyons honnête : aucun traitement ne peut faire disparaitre totalement les vergetures. Cependant, lorsqu’elles sont prises peu de temps après leur apparition, c’est-à-dire au stade inflammatoire, les vergetures sont alors rouges violacées avec un aspect parfois un peu bombé. C’est alors à ce stade qu’elles sont les plus faciles à traiter.

Parmi les traitements envisagés et proposés par les dermatologues :

  • – Des crèmes à base de trétinoide (vitamine A) sur ordonnance semblent être efficaces.
  • – L’association de ces crèmes avec de l’acide glycolique dans le but de favoriser la production de collagène pour atténuer les vergetures. (Ces traitements sont uniquement sur ordonnance et ne doivent JAMAIS être réalisés pendant la grossesse.)
  • – Pour les peaux claires, un traitement au laser peut aider à limiter le préjudice esthétique en stimulant la production de nouvelles fibres de collagène. Parlez-en à votre dermatologue.
  • – Pour les cicatrices et vergetures matures et blanches, c’est à ce stade qu’elles sont le plus difficiles à traiter et pourtant certains traitements à base de vitamine A acide semblent donner des résultats.
  • – De la même manière pour les peaux claires, un laser fractionné (appelé Laser CO2 fractionné) permet grâce à une action chauffante de lisser la peau et de booster la production des fibres du derme en profondeur.

 

Ces traitements restent des traitements partiels mais cependant très efficaces pour atténuer la visibilité des vergetures alors, n’hésitez pas à en parler à votre dermatologue.

Vergetures : comment les prévenir ? 

Puisqu’il n’est pas possible de faire disparaitre totalement les vergetures, le meilleur moyen de les éviter reste la prévention !

La prévention passe, bien sûr, par la réduction des facteurs de risque (prise ou perte de poids rapide). Veillez à bien hydrater régulièrement sa peau pendant les périodes propices à l’apparition de vergetures (lors d’une grossesse par exemple). Un massage quotidien ou biquotidien des zones concernées aurait tout de même un effet préventif important.

  • – Effectuer un massage de type palper rouler qui stimule la production des fibres de collagène.
  • – Ne pas appliquer de pommade à base de cortisone en automédication et de façon continue sans avis médical.
  • – Ne pas porter de vêtements moulants car les frottements peuvent participer à l’apparition des vergetures.
  • – Eviter les bains chauds et prolongés qui favorisent le relâchement cutané ou alors les terminer par un jet d’eau froide sur le corps pour retendre et redynamiser les tissus distendus par la chaleur.

 

Les soins anti-vergetures 

Pour prévenir, deux catégories de soins anti-vergetures existent : des produits qui stimulent le métabolisme des fibroblastes avec une activation de la synthèse d’une nouvelle peau, ces produit contiennent alors :

  • – Des extraits végétaux comme : l’Aloe vera, l’Alchémille, l’Arnica, le Lierre, la Prêle, Centella asiatica, Sophora japonican
  • – Des actifs nutritifs ethydratants : huiles et beurre végétaux, carthame, amande douce, huile de jojoba, extrait de germe de blé, huile d’olive, glycérine, peptides d’avocat

 

Appliqués en début de grossesse, ces soins anti-vergetures favorisent la prévention et la réduction des vergetures en améliorant l’élasticité et la tonicité de la peau. Ces soins locaux sont à appliquer 1 à 2 fois par jour. Il est conseillé de bien préchauffer le produit dans ses mains avant l’application pour fluidifier sa texture et favoriser son application et sa pénétration. Il est également conseillé de pratiquer la technique du palper rouler léger en travaillant la peau avec ses doigts aux endroits stratégiques (cuisses hanches seins, ventre), suivis de massages circulaires pendant au moins 5 minutes.

Prévention des vergetures par des compléments alimentaires 

Il est possible, pour prévenir les vergetures, d’augmenter son apport quotidien d’acides gras essentiels et de vitamines du groupe B, C et E afin de booster la production de collagène et de rendre le derme plus élastique. Ces acides gras et vitamines ont principalement retrouvés dans :

  • – Huile de bourrache
  • – Huile d’onagre
  • – Germe de blé
  • – Gelée royale
  • – Levure de bière
  • – Pollen

Prévention des vergetures par homéopathie

En prévention de l’apparition des vergetures, il est conseillé d’utiliser une association en granules homéopathiques de Calcarea fluor + Graphites + Silicea, à raison de 3 granules de chaque, 2 fois par jour en complément d’une hydratation bi-quotidienne des zones concernées.

Prévention des vergetures par phytothérapie

Les soins par phytothérapie seront uniquement des soins locaux, surtout en cas de grossesse. L’huile de Macadamia est à utiliser en pulvérisation sur les zones à traiter matin et soir et en exerçant des massages circulaires. L’herbe du tigre ou Centella asiatica est extrêmement réputée pour ses pouvoirs cicatrisants en stimulant la production de collagène et de fibronectine pour ainsi régénérer le tissu conjonctif de la zone atteinte ainsi les produits en contenant se révèle avoir une très bonne efficacité.

Enfin, des mélanges de plantes contenus dans des huiles de massage végétales à base d’Amande douce, de Jojoba et de Germe de blé (vitamine E) et Arnica sont proposés. Ils favorisent la prévention et la réduction des vergetures dès le début de la grossesse.

Prévention des vergetures par aromathérapie

De nombreuses huiles essentielles sont contre indiquées pendant la grossesse et avant l’âge de 12 ans. Ne pas utiliser ces huiles essentielles pendant une grossesse.

L’huile essentielle de Lavande Aspic est cicatrisante, l’huile essentielle de Niaouli régénère la peau et l’huile essentielle de Sauge sclarée a des propriétés raffermissantes sur les tissus (attention toutefois, de nombreuses contre-indications existent pour cette huile).

Demandez conseil à votre pharmacien de la Pharmacie des Fontaines

Les vergetures ne sont pas un problème de santé en soi, mais elles peuvent être révélatrices d’un problème de santé sous-jascent lié à une production accrue de cortisol. C’est pour cette raison qu’en cas d’apparition hors d’un contexte de grossesse ou de prise et perte de poids, il est important de consulter son médecin. Pour toutes les vergetures « classiques », c’est surtout leur aspect inesthétique qui pose souci et qui peut vous gâcher la vie au quotidien. Mais pas question de se désespérer, une bonne hygiène de vie, des soins hydratants et cicatrisants adaptés et une consultation si besoin chez votre dermatologue seront vos meilleurs alliés pour combattre ces vilaines vergetures. Elles pourront même alors s’estomper jusqu’à devenir quasi invisibles !