Vitamine C

Vitamine C

La vitamine C, ou acide ascorbique, est une vitamine hydrosoluble. Ne pouvant être stockée dans l’organisme, elle doit être apportée régulièrement par l’alimentation. Connue pour son action « anti-fatigue », la vitamine C dispose de nombreuses autres vertus.

La carence en vitamine C entraîne le scorbut (maladie caractérisée par des saignements de gencives, une sécheresse oculaire, une anémie), la fatigue et favorise l’apparition d’infections.

Vitamine C : faire le plein en mangeant

 

N’étant pas capable de synthétiser la vitamine C, l’Homme doit couvrir ses besoins grâce à l’alimentation. La vitamine C est présente dans une grande variété de fruits (goyave, kiwi, orange, pamplemousse) et de légumes (brocoli, chou de Bruxelles, poivron) frais. Les fruits de l’acérola et de l’églantier possèdent la teneur la plus élevée. Une alimentation variée et équilibrée comprenant 5 portions de fruits et légumes par jour suffirait à couvrir les besoins en vitamine C.

Toutefois, la vitamine C est très fragile : elle est sensible à l’air (oxydation) et à la chaleur. Afin de préserver la teneur en vitamine C des aliments, il est important de les consommer frais, de limiter leur « trempage » et de privilégier une consommation crue ou une cuisson à la vapeur.

Vitamine C : quel rôle au sein de l’organisme ?

De nombreuses fonctions sont attribuées à la vitamine C au sein de l’organisme.

Vitamine C et collagène. La vitamine C participe à la formation du collagène, indispensable à la formation du tissu conjonctif de la peau, des ligaments et des os. Elle favorise également le processus de cicatrisation.

Vitamine C et fer. La vitamine C facilite l’absorption et le stockage du fer. Elle contribue à la formation des globules rouges et diminue ainsi le risque d’anémie.

Vitamine C et oxydation. La vitamine C possède un fort pouvoir antioxydant. Elle neutralise les radicaux libres et ralentit ainsi le vieillissement de l’organisme.

Rôles supposés de la vitamine C. La vitamine C permettrait de lutter contre la fatigue, de stimuler les défenses immunitaires, mais également de prévenir les maladies cardiovasculaires, les cancers du tube digestif et la cataracte.

Intérêt et indications de la supplémentation

Les apports nutritionnels conseillés de vitamine C sont de 100 à 120 mg/jour. La supplémentation est nécessaire lorsque certaines pathologies ou certains modes de vie augmentent les besoins en vitamine C, comme c’est le cas pour :

  • les femmes enceintes et allaitantes,
  • les fumeurs,
  • les sportifs de haut niveau,
  • les personnes âgées,
  • les personnes souffrant de maladies respiratoires et vasculaires,
  • les diabétiques,
  • les personnes stressées et surmenées.

Si votre médecin a diagnostiqué une carence en vitamine C, nous vous conseillons nos compléments alimentaires à base d’acérola.

ATTENTION ! La supplémentation en vitamine C est toutefois déconseillée en cas de calculs urinaires ou de maladies caractérisées par une accumulation du fer (hémochromatosedrépanocytosethalassémie…).

Vitamine D

Vitamine D

La vitamine D, aussi appelée calciférol, est une vitamine liposoluble. Principalement synthétisée par l’organisme lors de l’exposition au soleil, elle est également apportée en quantité plus faible par l’alimentation.

Une carence en vitamine D peut entraîner des maladies telles que le rachitisme chez l’enfant ou l’ostéomalacie chez l’adulte, augmentant ainsi le risque d’ostéoporose et de fractures.

Pour mieux comprendre l’intérêt de cette vitamine, suivez le guide.

Quelles sont les sources de vitamine D ?

90% de la vitamine D est synthétisée au niveau de la peau sous l’action des les rayons du soleil. Généralement, 30 minutes d’exposition solaire par jour suffisent pour couvrir les besoins en vitamine D. Cependant, les apports varient en fonction du degré d’exposition au soleil, de la pigmentation de la peau, de l’âge et de la surface corporelle exposée.Les 10% restants sont apportés par l’alimentation :

  • la vitamine D3 ou cholécalciférol par des aliments d’origine animale (huile de foie de poisson, jaune d’œuf, lait de vache),
  • la vitamine D2 ou ergocalciférol par des aliments d’origine végétale (bananes, germes de blé).

Quels sont les rôles de la vitamine D ?

La vitamine D favorise l’absorption intestinale du calcium et du phosphore (minéraux indispensables à la minéralisation des os) et facilite la fixation du calcium sur les os. Elle est indispensable dans la prévention de l’ostéoporose. Elle améliore également la force musculaire, notamment chez les sujets âgés, diminuant ainsi le risque de chutes et de fractures.La vitamine D préviendrait également les risques d’accidents cardiovasculaires, la dépression, le diabète et certains cancers.

Déficience en vitamine D : populations à risque

Les risques de déficience en vitamine D sont particulièrement importants chez :
  • les personnes âgées, les adolescents, les femmes enceintes (7ème mois de grossesse),
  • les personnes à peau foncée,
  • les personne obèses, les sujets alcooliques,  les végétaliens,
  • les malades chroniques de l’intestin,
  • les personnes peu exposées à la lumière du jour (personnes souffrant de maladies de peau ; habitants des pays nordiques).

Supplémentation en vitamine D : intérêt et recommandations

Le taux de Vitamine D dans le sang doit être supérieur à 30 ng/ml. S’il est inférieur à cette valeur, une supplémentation est nécessaire.Attention ! Une prise excessive de vitamine D entraîne une accumulation dans l’organisme et augmente le risque de surdosage. Elle peut provoquer une hypercalcémie, des nausées, des céphalées, des troubles du rythme cardiaque, des troubles rénaux.

Bonnes habitudes

Bonnes habitudes

Le printemps arrive et les premiers rayons du soleil annoncent les futures vacances d’été. Oui mais voilà avant d’enfiler le bikini, il va falloir perdre les kilos de l’hiver. Pour mettre toutes les chances de votre côté, changez vos habitudes alimentaires grâce à nos conseils.

Quelques règles de base

Pour mincir, il faut avant tout modifier son comportement alimentaire. Avant d’entamer un régime minceur, commencez par suivre ces quelques règles de base :

 

  • faire des repas réguliers à heures fixes,
  • ne pas sauter de repas (et surtout pas le petit déjeuner),
  • ne pas grignoter entre les repas,
  • adopter une alimentation variée et équilibrée.
Pensez également à boire régulièrement (1,5 L d’eau minimum par jour) pour éliminer les toxines et purifier votre corps.

Que faut-il manger ?

Pour mincir, vous devez changer votre alimentation sans pour autant vous priver afin d’éviter les fringales et de prévenir d’éventuelles carences.

Au moins 5 fruits et légumes par jour
Riches en eau, les fruits et légumes hydratent l’organisme et lui fournissent un cocktail de fibres, de vitamines, de micronutriments et d’antioxydants essentiels au métabolisme. Consommez-les sous toutes leurs formes : frais ou surgelés, crus ou cuits.

3 produits laitiers par jour
Les produits laitiers apportent le calcium et la vitamine D nécessaires à la construction et à l’entretien du tissu osseux. Pour varier les plaisirs, alternez entre yaourt, lait, fromage etc.

Des féculents à chaque repas
Les féculents procurent une longue satiété et permettent de « tenir » jusqu’au repas suivant. Pour mincir, privilégiez les céréales complètes (pâtes, riz, pain, etc).

Viande, poisson, œuf : 1 à 2 fois par jour
La viande, le poisson et les œufs sont riches en protéines et en fer. Le poisson gras procure également des acides gras essentiels (comme les oméga 3) à l’organisme. Pour mincir, privilégiez les viandes blanches (porc, veau, volaille, lapin, etc), le poisson et les protéines végétales (quinoa, soja, seitan…).

Limiter les matières grasses
Une consommation excessive de graisse augmente la prise de poids. Pour mincir, évitez les graisses saturées (beurre, charcuterie, viennoiseries ou pâtisseries, produits frits ou panés, etc) et privilégiez les huiles végétales, les poissons gras, les fruits oléagineux. Pensez également aux modes de cuisson sans matières grasses : cuisson à la vapeur (légumes), au grill (viandes) et en papillotes (poissons).

Limiter les produits sucrés
Consommés en excès, les produits sucrés participent à la prise de poids et, sans brossage régulier des dents, favorisent l’apparition de caries. Pour mincir, terminez plutôt vos repas avec un fruit, qui contient des sucres naturellement présents et contribue au rassasiement.

Limiter le sel
Une consommation excessive de sel favorise l’hypertension, à l’origine de maladies cardiovasculaires. Pour mincir, restreignez les plats préparés, les charcuteries, les gâteaux apéritifs, etc. Et pensez aux épices, aux herbes (persil, basilic, coriandre), au jus de citron et au yaourt maigre pour relever vos plats.

Une alimentation saine et équilibrée est la base d’un régime minceur mais cela ne suffit pas. Pour maximiser vos chances de mincir, il vous faudra l’accompagner d’une activité physique régulière et d’un sommeil réparateur.

Minceur

Minceur

Vous avez du mal à rentrer dans votre pantalon ? C’est signe qu’il est temps de vous reprendre en main ! Afin de retrouver la ligne, commencez par adopter une alimentation équilibrée et pratiquez une activité physique régulière. Et pour maximiser vos chances de mincir, pensez à la phytothérapie.

Des plantes pour déstocker les graisses

Les plantes « brûle-graisses » augmentent les dépenses énergétiques en utilisant les graisses et permettent ainsi une diminution de la masse grasse.

Afin de brûler vos graisses, optez pour :

  • le guarana,
  • le thé vert,
  • le maté,
  • les baies d’aubépine ou Shan Zha,
  • les fèves de cacao.

Des plantes pour l’épuration de l’organisme

Les plantes diurétiques favorisent l’élimination rénale de l’eau. Le corps étant principalement composé d’eau, elles permettent de faire baisser rapidement le poids mais ne diminue pas la masse grasse. Les kilos perdus sont vite repris à l’arrêt du traitement.

ATTENTION ! Consommés en excès, les plantes diurétiques peuvent être responsables d’une déshydratation. Demandez conseil à votre médecin avant d’utiliser des plantes diurétiques.

Parmi ces plantes, pensez à :

  • l’orthosiphon,
  • la reine des prés,
  • la piloselle.

Des plantes pour réduire la sensation de faim

Les plantes coupe-faim contiennent des fibres (les mucilages) qui gonflent dans l’estomac au contact de l’eau et laisse une sensation de satiété. Une hydratation régulière permet de maximiser leur efficacité. Les plantes coupe-faim doivent être prises 15 à 30 minutes avant les repas ou en cas de petit creux. Pour être véritablement efficaces, elles doivent être associées à un régime alimentaire et à une pratique sportive régulière.

Les plantes coupe-faim les plus courantes sont :

  • le fucus (Naturactive Fucus),
  • le konjac,
  • le garcinia,
  • le nopal,
  • la pectine de pomme.

Les tisanes minceur

Pour mincir en toute tranquillité, pensez également aux tisanes minceur, véritables concentrés de plantes brûle-graisses, diurétiques et coupe-faim :

  • Herbesan bio minceur,
  • Médiflor minceur capsules pour infusion.

Se relaxer pour mieux mincir

Le stress est bien souvent un facteur de prise de poids. Pour maximiser vos chances de mincir, pensez à utiliser des plantes relaxantes telles que la valériane, la mélisse, le rhodolia, l’aubépine ou la passiflore.

ATTENTION !

  • L’aubépine est contre-indiquée en cas de troubles cardiaques car elle peut provoquer des palpitations, des vertiges et des maux de tête.
  • La valériane est contre-indiquée en cas de troubles du foie ou de prise de médicaments potentiellement toxique pour le foie.
  • La mélisse doit être utilisée avec prudence en cas de maladie de la thyroïde.

Demandez conseil à votre médecin avant d’utiliser ces plantes.

L’utilisation des plantes maximise vos chances de perdre du poids. Toutefois, avant de consommer des produits de phytothérapie, assurez vous d’adopter une bonne hygiène de vie : une alimentation variée, équilibrée et une activité physique régulière.

Mincir

Mincir

Une mauvaise hygiène de vie (alimentation déséquilibrée, sédentarité, consommation de tabac, etc) entraîne un excès de graisse (surpoids, obésité) qui augmente considérablement les risques de développer des maladies graves (maladies cardiovasculaires, apnée du sommeil, etc). Pour y remédier, il est indispensable de retrouver un poids idéal.

Comment savoir si je dois perdre du poids ?

  1. L’Indice de Masse Corporelle

Pour détecter rapidement un surpoids, il suffit de calculer son Indice de Masse Corporelle (IMC). L’IMC permet d’évaluer la corpulenced’une personne. Il ne s’applique ni chez les enfants, ni chez les femmes enceintes et allaitantes ni chez les athlètes, ni chez les personnes âgées (plus de 65 ans).

L’IMC se calcule selon la formule :

IMC = poids (en kg) / (taille (en m))².

 

S’il se situe entre 18 et 25, votre corpulence est normale. Les diététiciens parlent de poids idéal ou « poids de santé ».
Au dessous de 18, l’IMC indique que vous êtes trop maigre et devez prendre du poids pour réduire les risques sur votre santé.

Au-delà de 25, une perte de poids est nécessaire pour diminuer les risques de maladie : entre 25 et 30 : vous êtes en surpoids,

  • entre 30 et 35 : on parle d’obésité modérée,
  • entre 35 et 40 : vous êtes atteint d’obésité sévère,
  • entre 35 et 40 : vous souffrez d’obésité morbide.
  1. Le tour de taille

Le tour de taille renseigne sur la quantité de graisse localisée au niveau de l’abdomen. Un excès de graisse abdominale majore le risque cardiovasculaire.

La mesure du tour de taille s’effectue à même la peau, sans vêtements, à l’aide d’un mètre. Elle doit être prise au niveau le plus proéminent de l’abdomen, à la fin d’un expiration (ne pas rentrer le ventre).

Femme Homme
Tour de taille normal < 80 cm < 94 cm
Tour de taille élevé 80 < Mesure < 88 cm 94 < Mesure < 103 cm
Tour de taille très élevé > 88 cm > 103 cm

Lorsque le tour de taille est supérieur à la norme, une consultation médicale est nécessaire. Votre médecin pourra vous conseiller pour évaluer le risque cardiovasculaire et mettre en place des règles d’hygiène et de diététique.

  1. L’Indice de Masse Grasse (IMG)

Moins fiable que l’IMC ou le tour de taille, l’Indice de Masse Grasse (IMG) permet d’évaluer la proportion entre la masse grasse et la masse maigre (muscles) dans le corps, en tenant compte de l’IMC, de l’âge et du sexe du patient. Il s’applique aux personnes entre 15 et 50 ans, à l’exception des sportifs et des femmes enceintes.

L’IMG s’exprime en pourcentage et se calcule, le plus souvent, selon la formule de Deurenberg :

IMG = (1,2 x IMC) + (0,23 x âge) – (10,8 x S) – 5,4

S = 0 pour la femme
S = 1 pour l’homme

L’indice de Masse Grasse est idéalement situé entre 15 et 30 % chez la femme, entre 10 et 25 % chez l’homme. Au dessus de la norme, votre masse grasse est trop élevée et peut avoir des conséquences notoires sur votre santé.

Que faire ?

Une perte de poids est indispensable lorsque votre IMC indique un surpoids ou une obésité et/ou que votre tour de taille est trop élevé. De même, un IMG qui reflète une disproportion entre la masse grasse et la masse maigre exige une consultation médicale.

Avant de commencer un régime minceur, il faut avant tout modifier votre hygiène de vie, c’est à dire adopter une alimentation variée et équilibrée et pratiquer une activité physique régulière.

Le sommeil joue également un rôle dans la prise de poids. Un sommeil réparateur est indispensable pour conserver ou retrouver un poids idéal. Pour mieux dormir, pensez notamment aux compléments alimentaires.

Si, malgré toutes ces mesures, vous n’arrivez pas à perdre du poids, consultez un nutritionniste. Celui-ci pourra, par exemple, vous diriger vers des produits minceur ou vers des produits naturels à base de plantes.

Mieux digérer

Mieux digérer

Les troubles digestifs sont monnaie courante pour environ la moitié de la population française, et concernent tout autant les hommes que les femmes, ainsi que toutes les tranches d’âge. Nous avons tous déjà connu à plusieurs reprises une digestion difficile, et surtout les désagréments qui peuvent l’accompagner, comme des ballonnements, une sensation d’acidité ou des nausées.

Les causes de ces troubles digestifs peuvent être nombreuses et variées, et sont loin d’être uniquement rattachées à l’alimentation. Ils sont le plus souvent bénins et passagers, mais il est important de consulter un professionnel de la santé s’ils deviennent chroniques, ou qu’ils surviennent sans véritable raison apparente, car il paraît anormal de se sentir ballonné à la suite d’un repas très copieux.

Nos pharmaciens vous invitent à en apprendre davantage sur les troubles de la digestion, ainsi qu’à découvrir tous leurs conseils pour vous sentir mieux après les repas.

Troubles digestifs : définition et causes

Les troubles digestifs désignent le fonctionnement anormal ou les irritations qui touchent l’appareil digestif, qu’il s’agisse de la digestion en elle-même ou du transit intestinal. Ils regroupent différents symptômes assez variés, car ils peuvent concerner tous les organes qui jouent un rôle dans la digestion, de l’œsophage à l’intestin, en passant bien sûr par l’estomac.

On retrouve parmi les différents troubles digestifs :

  • Les nausées : elles désignent la sensation d’avoir une envie imminente de vomir, et se caractérisent par un état de mal-être global, voire des hauts le cœur. C’est l’estomac qui est en charge de réguler l’écoulement des aliments vers l’intestin, mais lorsqu’un blocage se crée ou que l’alimentation a été trop copieuse, alors cet écoulement est rendu plus difficile, et les aliments insuffisamment digérés stagnent dans l’estomac. C’est cela qui déclenche la sensation nauséeuse, celle-ci s’accompagnant régulièrement de lourdeurs.
  • Les acidités et les brûlures d’estomac : elles peuvent être en lien avec un reflux œsophagien, qui est une remontée d’aliments en cours de digestion (ceux-ci étant chargés d’acidité), ou avec une présence trop importante d’acide chlorhydrique dans l’estomac. La cause peut en être une consommation excessive de viande, de graisse animale ou d’épices, l’alcool, le tabac, les boissons gazeuses ou excitantes, ou encore certains anti-inflammatoires.
  • Les ballonnements : ils correspondent à une augmentation du volume de l’abdomen à cause d’une ingestion trop importante d’air, ou parfois à une surproduction de gaz au niveau du colon. Ils sont susceptibles de survenir principalement lorsque les aliments ne sont pas suffisamment mastiqués ou avalés trop vite, ou en cas d’abus de boissons gazeuses ou alcoolisées.
  • Les douleurs abdominales : aussi communément appelé « mal de ventre », les douleurs abdominales se caractérisent par une sensation désagréable et douloureuse au niveau de l’abdomen. Ils peuvent être accompagnés de ballonnements, de problèmes de transit, de flatulences, et même de fatigue ou de maux de tête. Même s’ils peuvent être causés par de nombreux facteurs, dont par exemple une fermentation intestinale, on sait aujourd’hui qu’ils sont principalement en lien avec la sphère psychologique, puisqu’ils sont souvent reliés à un haut niveau de stress ou d’angoisse. Cela explique aussi pourquoi l’intestin est qualifié de « deuxième cerveau ».
  • Les diarrhées : elle se définit par une émission fréquente et anormale de selles liquides. Il faut différencier les diarrhées simples et les virales, les diarrhées simples étant relativement fréquentes chez les personnes sujettes à de la nervosité à la suite d’une émotion trop forte, mais peuvent aussi survenir à la suite d’un banal coup de froid. Les diarrhées virales sont rares et bénignes en Europe (à l’inverse de la turista ou de la dysenterie), et sont dues à une déshydratation entraînée par la destruction des cellules de la paroi intestinale, auxquelles s’attaque le virus.
  • La constipation : elle désigne le ralentissement du transit de l’intestin avec une diminution de la quantité des selles émises, une consistance anormale de celles-ci, ou des difficultés à les expulser. Particulièrement handicapante, on lui attribue de plus en plus des causes psychologiques ou psychiques, mais elle est également souvent due à des carences en fibres, à une hydratation insuffisante ou à un manque important d’activité physique.

 

Modifier ses habitudes alimentaires pour mieux digérer

Les troubles digestifs sont le plus souvent la conséquence d’un régime alimentaire déséquilibré, ou de trop nombreux excès alimentaires. La première étape est de penser à varier au maximum son alimentation, tout en équilibrant les différents apports nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Il est également important de boire beaucoup d’eau, au moins 1,5 litres par jour, car cela contribue à la décomposition et à l’élimination des toxines, et facilite ainsi le transit.

Les habitudes alimentaires doivent aussi être revisitées, c’est-à-dire qu’il faut privilégier les repas à heures fixes, car cela rend le système digestif plus disponible et augmente les sécrétions salivaires au moment des repas. Il faut éviter les repas trop copieux le soir, et espacer le dîner d’au moins deux heures du coucher, la position allongée favorisant les remontées acides. Pour faciliter le travail de l’estomac, il est impératif de prendre le temps de bien mastiquer sa nourriture et de ne pas manger trop vite, pour empêcher la survenue de crampes d’estomac, mais aussi de boire dans un verre plutôt qu’à la bouteille ou à la cannette, afin d’éviter l’ingestion d’air dans l’estomac et l’apparition de ballonnements.

Ainsi, il faut privilégier une alimentation riche en fibres pendant la journée (éviter au dîner une surconsommation de fibres, car ils peuvent être à l’origine de nuisances nocturnes), avec par exemple des fruits, des légumes cuits ou des grains entiers. Les aliments particulièrement recommandés sont les betteraves, les carottes, les brocolis, les haricots verts, les asperges, les poires ou les pommes.

Au contraire, il est préférable de ne pas consommer d’orge, de seigle, de blé, d’avoine de riz ou encore d’agrumes en trop grande quantité. Bien entendu, les épices et le sucre ne sont pas indiqués pour une digestion facile. Il est essentiel de ne pas consommer trop de viande ou de graisses animales, de ne pas boire trop de lait, d’éviter au maximum le café ou le thé, et de bannir les boissons gazeuses ou énergétiques, les bonbons et les chewing-gums, responsables de gaz ou de ballonnements. Les aliments gras, les produits raffinés, transformés ou dénaturés dont la teneur en nutriments (vitamines et minéraux) est faible voire nulle, ou la nourriture difficile à décomposer par le système digestif, par exemple les champignons, ne doivent faire partie que de repas occasionnels. Enfin, éviter la consommation d’aliments qui fermentent, à l’instar des crudités ou de certains fromages, ne pourra être que bénéfique. De façon générale, il faut préférer les fruits et les légumes cuits aux crus.

Améliorer son mode de vie

Bien entendu, une meilleure hygiène de vie générale ne peut que favoriser une meilleure digestion. Aussi, faire de l’exercice physique au quotidien permet d’augmenter la circulation sanguine vers les organes, et le sport a notamment pour avantage de favoriser la stimulation des muscles de l’intestin. La qualité du sommeil est toute aussi importante, le manque de sommeil pouvant également être responsable de la survenue de problèmes digestifs.

Même si la cause principale des troubles digestifs reste liée à l’alimentation, le stress est lui aussi responsable de plusieurs désagréments, particulièrement des maux de ventre. Réussir à se tenir éloigné des sources d’angoisse et à se relaxer est d’une grande importance, cela évite les perturbations liées au fonctionnement de l’estomac et des intestins, ainsi que le ralentissement de la digestion. Il peut aussi être nécessaire de perdre du poids, car ce facteur peut influer sur l’apparition de remontées acides ou de brûlures d’estomac. Il est enfin essentiel d’éviter au maximum la consommation d’alcool, celui-ci encombrant l’estomac et monopolisant le foie le temps de son assimilation, et d’arrêter de fumer (même en règle générale!), les ingestions d’air répétées dans l’estomac étant particulièrement nocives au confort digestif, sans parler de tous les autres désagréments que peut causer la cigarette.

Troubles digestifs : quelles solutions ?

Les solutions médicamenteuses ou naturelles ne manquent pas pour lutter contre les problèmes digestifs. Mais depuis quelques années, les probiotiques ont également fait leur apparition pour rééquilibrer la flore intestinale.

Les médicaments pour mieux digérer

Pour chaque trouble digestif précédemment cité, il existe un médicament pour la digestion disponible en automédication, sauf dans les cas où le problème est d’origine bactérienne, où le médecin prescrira des antibiotiques ou des antiseptiques intestinaux pour venir à bout de l’infection.

Pour réussir à faciliter une digestion difficile à la suite d’un repas trop copieux ou à base d’aliments plus compliqués à digérer, il est possible d’avoir recours à des cholagogues, qui stimulent la libération de bile stockée dans la vésicule, ou à des chlorétiques, qui augmentent les sécrétions biliaires et favorisent la digestion.

Des médicaments contre les nausées et les vomissements, les stimulants, peuvent également être utilisés, car ils améliorent le fonctionnement de l’estomac. Lorsqu’il est question d’acidité et de brûlures d’estomac, plusieurs solutions sont possibles :

  • Les antiacides, qui assurent la protection de la muqueuse œsophagienne et gastrique. Il faut cependant les espacer de deux heures de la prise d’autres médicaments, car ils sont susceptibles de réduire l’absorption de ces derniers.
  • Les pansements gastro-duodénaux, qui forment un film protecteur sur la muqueuse, et doivent aussi être pris à 2 heures d’intervalle avec d’autres traitements.
  • Les anti-sécrétoires, bloqueurs des sécrétions acides de l’estomac, qui conviennent à calmer la douleur et à cicatriser les micro-lésions de la paroi stomacale.

Deux traitements contre les ballonnements ou les flatulences sont également possibles. On privilégiera les absorbants (à base de charbon actif) pour venir à bout des ballonnements, qui doivent être pris 2 heures après les repas, mais il existe également des médicaments anti-flatulences. Le mal de ventre, qui est pour sa part davantage lié à des causes psychologiques, pourra quant à lui être calmé par des antispasmodiques, qui modifient la motricité de l’intestin.

Quand les troubles digestifs se caractérisent par des diarrhées, plusieurs solutions sont aussi disponibles :

  • Les topiques adsorbants, qui agissent au niveau intestinal en adsorbant les gaz intestinaux et en retenant l’eau dans les intestins. Ici encore, 2 heures d’écart sont nécessaire entre le prise de ce médicament et d’un autre traitement.
  • Les ralentisseurs de transit, qui permettent de rendre les selles plus compactes.
  • Des antiseptiques intestinaux couplés à des antibiotiques lorsque l’origine est bactérienne.

Enfin, si le problème est une constipation, le traitement se portera sur des laxatifs. Il en existe 4 classes en fonction de l’effet recherché :

  • Les osmotiques pour augmenter l’hydratation et la motricité intestinale.
  • Les laxatifs de lest pour augmenter le volume des matières fécales et améliorer le transit. Ces deux premiers laxatifs ne souffrent pas, ou très peu, d’effets secondaires.
  • Les lubrifiants pour ramollir et lubrifier les selles, mais sont susceptibles de créer une malabsorption des vitamines et présentent des risques d’inhalation. Il doivent donc être utilisés avec parcimonie.
  • Les stimulants en cas de constipation basse avec des difficultés pour déféquer. Ils peuvent cependant être irritants pour l’intestin, en entraînent des pertes de potassium, ce qui fait que leur usage doit également rester occasionnel.

Solutions naturelles contre les troubles digestifs

De nombreuses solutions issues directement de la nature sont également bénéfiques pour réussir à endiguer les désagréments liés à la digestion. En phytothérapie comme en aromathérapie, les principes actifs des plantes et végétaux expriment en effet de nombreuses propriétés calmant l’inconfort, favorisant le fonctionnement de l’estomac, ou régulant le flux intestinal.

Phytothérapie

Souvent sous forme de compléments alimentaires, tout ces végétaux sont reconnus pour leurs bienfaits sur la digestion :

  • La gomme d’acacia (Acacia senegal) : riche en fibres, elle leste les selles sans agresser la muqueuse intestinale, et apporte des nutriments aux « bonnes » bactéries de la flore intestinale pour rééquilibrer cette dernière.
  • Les feuilles d’artichaut (Cynara cardunculus) : elles stimulent la formation de la bile, et jouent un rôle protecteur sur les cellules hépatiques.
  • Les feuilles de boldo (Peumus boldo) : cholagogues et chlorétiques, elles favorisent la sécrétion et l’évacuation de la bile.
  • Le charbon végétal (Carbo vegetalis) : permet de fixer les gaz produits dans l’intestin, notamment à cause d’une fermentation des aliments consommés.
  • Le chardon-marie (Silybum marianum) : protecteur du tube digestif, il contribue également à la régénération des cellules hépatiques.
  • Le fenouil (Foeniculum vulgare) : améliore le fonctionnement de l’estomac, ainsi que l’expulsion des gaz intestinaux.
  • Le fumeterre (Fumaria officinalis) : il possède un effet calmant sur les nausées, et régularise le fonctionnement du foie.
  • Le rhizome de gingembre (Zingiber officinale) : avec son action sédative sur les muqueuses de l’estomac, il aide à réduire les nausées et les vomissements.
  • Le pruneau (Prunus x domestica) : il facilite la régulation du transit en favorisant la rétention d’eau et en stimulant la motricité du colon.
  • Les racines de radis noir (Raphanus sativus) : draineur hépato-biliaire, il augmente la quantité et la fluidité de la bile, mais est aussi antispasmodique pour l’estomac.
  • Les feuilles de romarin (Rosmarinus officinalis) : apaisant pour le système digestif, et stimulant de la vésicule biliaire.
  • La salicaire (Lythrum salicaria) : avec son action anti-diarrhéique, elle protège la paroi intestinal, et en régule le flux.
  • La sauge sclarée (Salvia sclarea) : antispasmodique pour le système digestif.
  • La pulpe de fruit du tamarin (Tamarindus indica) : laxative douce, elle est également régulatrice de transit, et stimulante de la paroi intestinale.

 

Aromathérapie

Les huiles essentielles sont elles aussi source de nombreuses propriétés intéressantes. Cependant, il faut être vigilant en les utilisant, car elles comportant de nombreuses contre-indications. Par défaut, elles ne sont pas conseillées pour les femmes qui sont enceintes ou qui allaitent, ni pour les enfants âgés de moins de 6 ans. De même, les indications données ci-dessous n’ont aucune valeur médicale, et ne se substituent en rien à la prescription d’un professionnel de la santé, celles-ci étant basées sur les usages traditionnels de ces huiles essentielles. Pour s’assurer de l’absence de danger, mais aussi du bon dosage et de la voie d’administration à privilégier, il est fortement conseillé de s’adresser à un médecin, un thérapeute ou un pharmacien.

Ainsi, il serait possible d’utiliser contre les troubles digestifs :

  • Du basilic français (Ocimum basilicum), antispasmodique pour le tube digestif.
  • Du carvi (Carum carvi), qui limite la production de gaz intestinaux, et stimule les sécrétions biliaires, hépatiques et salivaires.
  • Du citronnier (Citrus limon), pour favoriser les sécrétions biliaires.
  • Du gingembre (Zingiber officinalis), stimulant digestif et anti-nauséeux.
  • Du laurier noble (Laurus nobilis), anti-infectieux et antispasmodique.
  • De la lavande fine (Lavandula augustifolia), sédative pour l’estomac et antispasmodique.
  • Du lemongrass (Cymbopogon flexuosus), antispasmodique quand les troubles digestifs sont liés au stress.
  • De la mandarine (Citrus reticulata), stimulante gastrique et hépatique.
  • De la marjolaine à coquilles (Origanum majorana), antispasmodique et relaxante, ici encore lorsque les troubles sont dus au stress.
  • De la menthe poivrée (Mentha x piperita), antispasmodique du tube digestif et stimulante des sécrétions digestives.
  • De l’orange douce (Citrus sinensis), stimulante digestive.
  • Du pamplemousse (Citrus paradisi), lui aussi stimulant digestif.
  • Du petit-grain bigarade (Citrus aurantium), antispasmodique.
  • Du thym à linalol (Thymus vulgaris linalol), qui améliore le fonctionnement de l’estomac et du foie.

 

Homéopathie

Plusieurs solutions homéopathiques sont également utilisées pour se défaire des problèmes de digestion. Seulement, il est impératif de faire appel à un médecin homéopathe pour obtenir une prescription adaptée, la souche et le dosage à sélectionner étant liées au terrain de chaque individu pour pouvoir être efficaces, mais aussi car le choix dépend de l’exactitude des symptômes, ainsi que des caractéristiques physiologiques de chaque individu.

Les probiotiques

Il y a quelques années, des recherches approfondies ont permis de montrer l’importance du microbiote intestinal, jusque là qualifié de flore intestinale. Celui-ci est un organe à part entière composé de 100,000 milliards de bactéries, ces micro-organismes étant indispensables à notre bonne santé, car ils remplissent des fonctions essentielles comme la régulation du transit où la facilitation de la digestion. Un tiers de ces bactéries sont communes à tous les individus, pendant que les autres sont propres à chacun et se développent dès la naissance.

Les probiotiques sont des compléments alimentaires contenant des milliards de ces bactéries, et qui ont pour but de rééquilibrer le microbiote intestinal pour éviter les problèmes de santé. Un déséquilibre de celui-ci, appelé dysbiose, fait perdre de l’étanchéité à la muqueuse intestinale, et est susceptible d’engendrer une constipation, des ballonnements ou des diarrhées de façon chronique. Ainsi, la prise de probiotiques permet de retrouver du confort digestif, et de réguler le transit.

Bien souvent liés à des déséquilibres ou à des excès alimentaires, mais aussi au stress ou aux angoisses, les troubles digestifs sont généralement bénins et passagers, et peuvent être soignés par de nombreux moyens, que ce soit en automédication, à l’aide de solutions naturelles, ou encore en ayant recours aux probiotiques. Cependant, si les troubles sont récurrents ou chroniques, ou qu’ils persistent pendant quelques jours, ou qu’ils s’accompagnent de fièvre ou de saignement, il est impératif de consulter son médecin traitant dans l’optique d’effectuer des examens complémentaires, ceci afin de vérifier qu’il n’y ait pas de pathologie plus grave, ou simplement pour identifier la cause précise du mal.